La vie des gens en Colombie

La vie des gens en Colombie - Sam Affleck

J'ai rencontré un ami pour aller prendre un café dans un petit bistro du coin. C'est un endroit chouette, et la terrasse semblait être l'endroit idéal pour s'asseoir, et déguster notre breuvage et notre viennoiserie. J'adore m'asseoir dehors pendant l'été, et profiter du beau temps.

Par contre, aujourd'hui, il ne faisait pas aussi beau qu'on aurait voulu. La pluie s'est mis à tomber comme des clous. Heureusement, le bistro est doté d'un rideaux exterieur terrasse. La couleur du rideau en question est belle, un orange vif qui agrémente bien les tons chaleureux de brique rouge de l'édifice et de bois franc de cerisier des tables. Quelques petites lumières ont été allumées pour assurer un minimum d'éclairage pour nous qui voulions pouvoir se voir le visage pendant qu'on jase.

Une amie commune est passée à côté de notre table exactement à ce moment-là. Nous lui avions suggéré de se joindre à nous, ce qu'elle a accepté sans se faire prier. J'aime bien quand on se retrouve plusieurs ensembles pour parler de tout et de rien, car nous finissons souvent par toucher une panoplie de sujets intéressants, que ce soit de l'actualité, de politique, des arts, des sports, des voitures sport, de la mode, et ainsi de suite. Nous adorons aussi potiner un peu, même si nous savons que ce n'est pas la bonne chose à faire. Mais, nous ne parlons pas en mal des autres ; nous ne faisons que toucher quelques petits sujets qui nous rattrapent sur les nouvelles des autres avec qui on travaille, ou qu'on connaît d'une autre manière quelconque.

À la dernière minute, nous avons décidé d'aller voir un film ensemble. Il y avait un documentaire qui semblait être très apprécié de la part des critiques, alors nous avons choisi de le voir. Les billets payés, nous sommes entrés pour visionner une série d'images qui décrivaient la vie des gens en Colombie, plus spécifiquement, ceux et celles qui doivent faire du travail dans les champs de canne à sucre. Ces employés sont souvent maltraités, ou pire encore, pas payés pendant des semaines à la fois. Si le patron n'est pas satisfait, ils se font renvoyer rapidement, facilement et ils sont sans protection pour se défendre, ni pour les soutenir jusqu'à ce qu'ils se trouvent un nouvel emploi. D'ailleurs, ceux qui réussissent à mettre sur pied un syndicat, craignent pour leur vie : le taux de meurtre est très élevé parmi les représentants de ces organismes qui cherchent à défendre les droits des ouvriers. C'est triste de voir combien les citoyens de ce pays sont sans défense.