Les patrons...

Les patrons... - Sam Affleck

Il faut toujours faire attention à ne pas rabaisser, humilier ou prendre en défaut son supérieur. Lorsque ma fille faisait un stage en comptabilité dans un magasin de porte et fenetre Sainte-marthe-sur-le-lac, elle y a beaucoup appris. Ce qui l'a le plus marqué, c'est qu'un jour, elle a entendu son patron tombé de sa chaise accidentellement. Elle s'est précipitée vers son bureau pour l'aider à se relever, mais Monique sa secrétaire l'a arrêté net. Elle lui a dit : « S'il est blessé, il va m'appeler. S'il ne l'est pas, il ne vous pardonnera pas de l'avoir retrouvé par terre et ce ne sera pas bon pour votre évaluation. Et si jamais il est mort, pourquoi courir ? ». Évidemment, il faut aussi éviter les patrons qui se prennent pour la huitième merveille du monde, qui sont très distants, colériques ou portés à humilier les autres. Pas facile, surtout à une certaine époque, maintenant il y a beaucoup plus de travail d'équipe et moins de compétitions qu'à mes débuts. Personnellement, j'ai déjà quitté une organisation à cause de cela. J'ai pris le temps d'essayer de mieux le comprendre et le connaître. De me demander aussi si j'étais une bonne employée moi-même. Si je possédais les qualités et compétences qu'il valorisait. En fait, il ne valorisait que lui-même. Avant de partir, j'ai bien essayé de me faire muter, mais c'était impossible. Chaque cas est différent. Moi, je n'arrivais pas à composer avec mon supérieur, j'avais des migraines interminables, ce qui amplifiait mon aversion pour lui au travail. Je me suis trouvé un emploi moins bien payé, avec moins de possibilités d'avancement et plus de temps de déplacements. Mon nouveau patron était un type sympathique, stimulant et qui valorisait ses employés. Est-ce que cela valait la peine ? Bien sûr, puisque nous sommes mariés depuis maintenant 15 ans.